Droits humains : les députés de la CAGIDH s'approprient le Plan d'actions national 2024-2028 de mise en œuvre des recommandations de l'EPU et des Organes de traités
Les membres de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) de l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont pris part , le mercredi 17 juin 2016, à un atelier de présentation et d'appropriation du Plan d'actions national 2024-2028 de mise en œuvre des recommandations et engagements issus de l'Examen périodique universel (EPU) et des Organes de traités.
Organisée par le Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), en collaboration avec la Direction du suivi des accords internationaux du ministère de la Justice, cette rencontre visait à renforcer les connaissances des députés sur les mécanismes internationaux de protection des droits humains et à favoriser une meilleure prise en compte des engagements du Burkina Faso dans les activités législatives et de contrôle parlementaire.
Les travaux ont été marqués par une première communication animée par Adama BIRBA, conseiller en droits humains, sur le mécanisme de l'Examen périodique universel. Le communicateur a expliqué que l'EPU est un mécanisme du Conseil des droits de l'homme des Nations unies qui permet d'évaluer, tous les quatre ans et demi, la situation des droits humains dans chacun des États membres. Il a présenté les différentes étapes du processus ainsi que les recommandations formulées à l'endroit des États à l'issue des évaluations.
Selon lui, le Burkina Faso a enregistré une évolution du nombre de recommandations reçues au fil des cycles de l'EPU, passant de 204 recommandations lors du troisième cycle à 265 recommandations au quatrième cycle. Ces recommandations couvrent notamment les droits des femmes et des enfants, la lutte contre les violences basées sur le genre, la traite des personnes, l'accès à l'éducation ainsi que la promotion et la protection des droits humains.
La seconde communication, présentée par Abdoucadre KIEMTORE, conseiller en droits humains, a porté sur le Plan d'actions national 2024-2028 de mise en œuvre des recommandations de l'EPU et des Organes de traités. Il a détaillé le processus d'élaboration du document ainsi que les mécanismes prévus pour son suivi et son évaluation.
Le communicateur a indiqué que ce plan est le fruit d'une démarche participative ayant impliqué plusieurs départements ministériels, institutions publiques, organisations de la société civile et partenaires techniques. Il est structuré autour de plusieurs objectifs stratégiques visant notamment le renforcement du cadre juridique et institutionnel des droits humains, la promotion des droits des femmes, des enfants et des personnes handicapées, la protection des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées internes, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de l'État de droit.
Les échanges ont également permis de mettre en lumière les défis liés à la mise en œuvre des recommandations, notamment la mobilisation des ressources, le suivi des actions engagées et la nécessité d'une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés.
À travers cette session d'appropriation, les députés de la CAGIDH renforcent leur compréhension des engagements internationaux du Burkina Faso en matière de droits humains et leur capacité à contribuer efficacement à leur mise en œuvre à travers l'action parlementaire.