Gestion des crédits délégués au Nakambé : La COMFIB évalue le secteur de l'économie rurale et de l'éducation de base
Au troisième jour de son séjour dans le Nakambé, la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée législative du peuple s'est penchée sur l'exécution des crédits délégués dans les secteurs de l'économie rurale et de l'éducation de base.
Le mercredi 26 août 2026, les députés ont auditionné les responsables régionaux afin d'examiner le bilan financier de la décennie 2016-2025.
Dans le secteur de l'économie rurale, l'examen des données financières antérieures à la fusion des départements ministériels révèle des performances notables malgré des disparités budgétaires.
La Direction régionale de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Environnement (DREAE) enregistre sur la période un crédit alloué de 4 750 213 055 F CFA pour un montant exécuté de 4 134 746 735 F CFA, soit un taux d'exécution moyen de 87 % et une dotation annuelle moyenne de 475 021 306 F CFA.
De son côté, la Direction régionale de l'Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (DRARAH) affiche une enveloppe cumulée de 310 025 000 F CFA exécutée à hauteur de 300 651 509 F CFA, atteignant un taux d'absorption de 97 % pour une moyenne annuelle de 31 002 500 F CFA.
En dépit de ces taux d'absorption, l'ensemble du secteur de l'économie rurale relève plusieurs contraintes majeures, notamment l'insuffisance globale des dotations face aux besoins réels du terrain et la faible implication des directions régionales lors de la phase d'arbitrage budgétaire.
Pour y remédier, les responsables préconisent une revalorisation des enveloppes financières, une meilleure prise en compte de leurs propositions de dépenses et l'instauration de frais de tournée adaptés aux réalités de la région.
Du côté de la Direction régionale de l'enseignement préscolaire, primaire et non formel (DREPPNF) du Nakambé, la décennie s'achève également sur un bilan financier satisfaisant.
Sur une enveloppe globale de 6 842 929 793 F CFA allouée entre 2016 et 2025, la structure a exécuté 6 588 409 643 F CFA, soit un taux d'absorption de 96,28 %.
La DREPPNF/Nakambé se heurte toutefois à des blocages techniques dont l'instabilité récurrente du logiciel de gestion SI@NAFOLO, l'absence d'un technicien régional dédié pour le dépannage informatique, l'absence d'un cadre permanent de concertation entre les acteurs de la chaîne financière et le faible niveau de crédit alloué à certaines activités.
Face aux parlementaires, les responsables de l'éducation de base ont recommandé la stabilisation du logiciel SI@NAFOLO, l'affectation d'un technicien local, l'instauration d'un cadre de concertation régulier, le renforcement continu des capacités des gestionnaires et la revalorisation de leurs allocations budgétaires.