Insertion professionnelle des diplômés de l'EFPT au Burkina Faso: la CGSASH auditionne 4 ministres impliqués
La Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire (CGSASH) a entamé, le mardi 1er septembre 2026, une mission d’information consacrée à la problématique de l’insertion professionnelle des diplômés de l’Enseignement et de la Formation professionnelle et technique (EFPT).
À cette occasion, quatre membres du Gouvernement ont été auditionnés. Il s’agit de la camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué OUATTARA, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi , du camarade Moumouni ZOUNGRANA, ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, du camarade Adjima THIOMBIANO, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du camarade Jacques Sosthène DINGARA, ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales.
Au cœur des échanges, l'examen du niveau des actions mises en œuvre par les différents départements ministériels, l'identification des obstacles à l’accès des diplômés à l’emploi et et les pistes de propositions pour améliorer leur insertion professionnelle.
L’enjeu dépasse la seule question de l’emploi. Il concerne l’ensemble du parcours éducatif, de l’enseignement de base au supérieur, en passant par la formation technique et professionnelle. L’objectif est de mieux adapter les compétences des jeunes aux besoins du marché du travail et aux secteurs porteurs de l’économie nationale.
Pendant longtemps, la formation professionnelle a été perçue comme une voie réservée aux jeunes en échec scolaire ou comme un choix par défaut.
D’où la nécessité de mener une véritable campagne de sensibilisation auprès des jeunes, des familles et de la société afin de redonner à la formation professionnelle toute sa valeur et de la consacrer comme une voie d’excellence, d’employabilité et d’autonomisation.
Pour les parlementaires, le défi est désormais de renforcer les passerelles entre formation et emploi, d’adapter les filières aux besoins de l’économie et surtout de mieux accompagner les jeunes à la sortie des établissements de formation.
Au-delà du diplôme, c’est la capacité à transformer une compétence en opportunité qui doit désormais être au cœur de la politique d’insertion des jeunes.