Insertion professionnelle des diplômés de l’EFPT : les réalités du terrain interpellent la Commission en charge du genre
À Ziniaré, la délégation de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire (CGSASH) est allée à la rencontre des responsables et des apprenants du Centre de formation professionnelle de référence, le samedi 05 septembre 2026.
Une visite qui a permis aux membres de la commission de toucher du doigt les réalités quotidiennes de la formation professionnelle.
Au cours des échanges, une préoccupation majeure est exposée : la reconnaissance des diplômes délivrés aux apprenants. Pour les responsables du Centre, cette question constitue un enjeu important pour l’accès des jeunes au monde professionnel.
Aussi, ont-ils souhaité que les représentants du peuple puissent formuler des recommandations allant jusqu’à la relecture de certains textes qui pourraient constituer des obstacles à la reconnaissance des diplômes et, par conséquent, à l’insertion des jeunes.
La visite s’est poursuivie dans des ateliers, où la commission a également assisté aux épreuves de validation de diplômes de certains apprenants. Une immersion qui a permis aux députés membres de la CGSASH de mieux apprécier les conditions dans lesquelles, ces jeunes se préparent à entrer dans la vie professionnelle.
Mais les difficultés ne se limitent pas à la reconnaissance des diplômes.
À Zitenga Bissiga, précisément au Centre d’éducation de base non formelle (CEBNF), la délégation a découvert une autre réalité. Ici, les équipements sont disponibles et plusieurs filières de formation sont ouvertes. Mais un maillon essentiel fait cruellement défaut : les formateurs.
Coupe-couture, tissage, menuiserie… autant de métiers proposés aux jeunes pour leur permettre d’acquérir des compétences, de développer leur savoir-faire et, à terme, de gagner en autonomie.
Pourtant, faute de formateurs en nombre suffisant, le centre peine à exploiter pleinement ses capacités et à répondre à la demande des jeunes en quête de formation professionnelle.
Les responsables multiplient donc les actions de sensibilisation pour encourager davantage de jeunes, notamment les garçons, à s’intéresser aux métiers techniques et professionnels, les effectifs des femmes et des filles étant élevés dans ce Centre de formation de référence.
De Ziniaré à Zitenga Bissiga, le constat est le même, les jeunes veulent apprendre, les centres disposent de savoir-faire et parfois même d’équipements, mais des obstacles persistent sur le chemin de l’insertion.